Qu’est ce que la paléographie ?

La paléographie est l’étude des écritures.
Elle repose sur l’analyse de la forme des écritures mais aussi des matériaux utilisés pour écrire. Elle permet donc de déchiffrer, c’est-à-dire transcrire des textes anciens.
En effet, quatre éléments peuvent entraver la lecture des textes anciens

  • le langage administratif,
  • l’existence de texte en latin ou en langues régionales,
  • l’évolution de la langue française,
  • les modifications dans la graphie des lettres et des codes de ponctuation et abréviations.

 

Le fonctionnement du manuel

Pour vous aider à maîtriser cette pratique, les Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques vous proposent :

  • D’apprendre les bases de cette science
  • De vous exercer à la lecture des textes anciens. Pour cela, il vous sera nécessaire de créer un compte d’utilisateur. Une fois identifié, vous pourrez suivre votre progression dans la partie apprentissage ou vous exercer au gré de vos envies dans la partie exercice.

Afin de vous aider au mieux dans cet exercice, chaque texte est présenté avec sa transcription, mais aussi des éléments d’information sur son contexte, et des repères pratiques sur les règles de paléographie en vigueur.

 

Conseils

Difficultés de bases

Majuscules

L’emploi des majuscules  se révèle fréquemment anarchique. Le début de phrase n’est pas systématiquement signalé par une majuscule, alors qu’elles peuvent être présentes au milieu d’une phrase, y compris sur des adjectifs.

Ponctuation

La ponctuation est régulièrement absente ou pour le moins irrégulière.

Points, accents et apostrophes

  • les points sur les i ou les j apparaissent tardivement, par contre nous trouverons dans certains textes proposés des trémas sur certaines lettres comme le ÿ,
  • les accents sont rares,
  • les apostrophes aussi.

Lettres

  • Les jambages : en calligraphie, ce terme désigne le trait perpendiculaire ou légèrement incliné d’une lettre. Des difficultés particulières apparaissent pour les lettres constituées uniquement de petits jambages simples. Ainsi un groupe de jambage peut contenir des i, des m, des, n, des u ou des v. Compter les jambages peut aiguiller sur la transcription d’un mot.
  • Les déliés (partie fine d’une lettre) disparaissent parfois avec l’utilisation de la plume, provoquant ainsi des difficultés d’identification des lettres, en particulier pour le e.
  • la non-fermeture de certaines lettres peut entrainer des difficultés dans l’identification du e, du a et du u.
  • Deux lettres peuvent être écrites de manières différentes dans le même mot
  • L’analyse du ductus, c’est-à-dire de la manière dont le scribe conduit sa plume et ainsi trace les traits qui compose les lettres doit être réalisée à chaque texte. Les ligatures, qui sont les traits qui relient les lettres et les mots évoluent également d’un scribe à un autre.

Abréviations

Les abréviations : nombreuses, elles visaient à économiser de la place sur les parchemins ou papiers, mais aussi à généralement aller plus vite pour rédiger. Elles peuvent être par suspension, par contraction, ou comporter des signes particuliers (notes tironiennes).

 

Les abréviations en détail

Les abréviations par contraction

La marque de l’abréviation par contraction peut être un tilde placé au-dessus du mot abrégé :

hãns : habitant
reparaõns : réparations
prt : présent
maõn : maison
bn : bien

Le scribe peut aussi ne pas relever la plume du support et indiquer par un trait continu l’existence de la contraction. Ce trait peut être placé en finale ou au milieu du mot. Lorsque le trait placé en finale indique une contraction, il se relève en général au-dessus de la ligne.

fe : faire
me : maître

Mais une abréviation par contraction suivie d’un trait remontant peut être remplacée par la même abréviation avec un trait plongeant.

Nota : un scribe peut employer la même abréviation dans un texte mais tantôt avec un tilde, tantôt avec un trait remontant en finale.

Dans certains textes, aucun tilde ou trait remontant n’apparaît pour signifier l’abréviation par contraction.

prt : présent

Cette abréviation peut aussi être signifiée par les dernières lettres mises en exposant.

der : dernier
sepbre : septembre
audr ; audiencier
md : marchand
mard : marchand
comtes : communautés
capne : capitaine
favr : faveur
Sr : sieur
me : maître
nore : notaire
messe : maîtresse
come : comme
soe : somme

Les abréviations par suspensions

1er cas : Le scribe relève la main et trace sur les premières syllabes un trait qui indique l’abréviation (le tilde). Il peut remplacer d’une lettre à plusieurs syllabes.

bõ : bon

2ème cas :Le scribe, sans relever la plume, poursuit la graphie abrégées du mot par un trait plongeant en-dessous de la ligne qui déforme la dernière lettre.

Mais la finale plongeante est souvent remplacée par une finale relevée : la dernière lettre du mot, au lieu de se déformer en dessous de la ligne, se relève par un trait au-dessus de cette ligne.

Un scribe peut utiliser dans le même acte suspension avec trait plongeant ou remontant. Seule la liaison avec le mot suivant lui « inspirera le choix » de l’un ou l’autre.

Les signes particuliers ou notes tironiennes

Il s’agit d’un ensemble de signes remplaçant une série de lettres

 

Les difficultés liées à l'orthographe ancienne

L’adjonction de lettres

  • groupe -ct  présent fréquemment : faict (fait), huict (huit)
  • lettre -b comme dans soubsigné, debvoir
  • lettre -d comme advancée, advocat
  • groupe -fv comme neufveine, veufve
  • lettre -g en fin de mots : ung (un)
  • lettre -l : aultres (autres)
  • lettre -n : congnoistre (connaître)
  • lettre -s dans le groupe -st, remplacé dans la période moderne par l’accent circonflexe : estre (être), forest (forêt)
    • à noter que dans ceste ou ceste, la mutation se fera en cette ou cet.
  • lettre -s dans le groupe es-, remplacé ultérieurement par l’accent aigu : escole (école), escu (écu)

Les modifications d’une même lettre

(attestée y compris au 18ème siècle), avec emploi d’une lettre pour l’autre

  • o pour a : estoient, avoit, vivoit
  • t pour d : grant, attent
  • u pour v : deuant, auons
  • y pour i : luy, moy, aussy, consenty, peyne
  • z pour s : filz, juratz
  • x pour s : troix
  • i pour j : preiudice, tousiours

Il existe aussi des caractéristiques propres à certains scribes qui écriront par exemple notere (notaire), testement (testament), fere (faire)…

Par ailleurs, dans le Béarn du 18e siècle, avant la Révolution, les actes notariés entre autres peuvent être rédigés en béarnais, et ceux en français comporter certains termes béarnais.

 

Outils pratiques de paléographie

Liens

Pour vous aider à lire et comprendre ces textes, les Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques mettent à votre disposition des outils sur leur site internet :

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Chiffres et dates

En France, chiffres romains et arabes se sont côtoyés, y compris dans les livres de comptes,  jusqu’au 4 octobre 1772, date à laquelle le roi de France adresse des lettres patentes aux Chambres des Comptes du royaume et impose les chiffres arabes, tout du moins dans la comptabilité publique.
L’écriture des chiffres arabes est celle qui a le plus évolué au cours, rendant leur lecture parfois difficile.

Ces chiffres peuvent être utilisés aussi comme abréviation des mois de fin d'année

7bre : septembre
8 bre : octobre
9 bre : novembre
X bre : décembre
Les chiffres romains

Les chiffres romains

I : 1
II: 2
III : 3
IV : 4 (peut aussi s’écrire III)
V : 5
VI : 6
VII : 7
VIII : 8
IX : 9
X : 10
L : 50
C : 100
D : 500
M : 1000

Tout signe à droite d’un signe supérieur s’y ajoute, tout signe à gauche d’un signe supérieur s’en retranche.
La difficulté de lecture provient de l’utilisation fréquente de ces chiffres écrits en minuscules, et donc de la confusion possible avec un texte en lettres cursives.
X, C et M peuvent être utilisés en exposant. Il faut alors multiplier le nombre par l’exposant pour lire le nombre.
Dans certains actes anciens, mille est remplacé par la lettre g

 

Les principales unités de mesures sous l’Ancien Régime

Longueurs et surfaces

Le pied du roi était l’unité de base et valait 32,484 cm. Il était subdivisé

  • en pouces ( 1/12 de pied du roi, soit 2,707cm)
    • lui-même divisé en lignes (1/12 de pouce)
      • lui-même divisé en points (1/12 de ligne)

La toise valait 6 pieds (soit 1,949 m)

La lieue commune dite aussi géographique était longue de 2282 toises (soit 4444 mètres et demi), alors que la lieue ancienne valait 3,200 km et la lieue des Postes valait 2000 toises (soit 4,288 km).

La perche de Paris valait 18 pieds (5,84 m), la perche ordinaire 20 pieds (6,49 m), la perche d’arpent 7,14 m.

Pour les étoffes, on utilisait l’aune, dont la mesure variait entre 0,52 m à Strasbourg et 1,97 m dans le Dauphiné. De 1812 à 1837, on crée l'aune métrique qui vaut 1,20 m.

Les mesures de surface les plus utilisées sont le pied carré, la toise carrée, la perche carrée, l’acre (ou arpent carré), variable selon la perche utilisée.

Poids

La livre : La livre est une ancienne unité de poids qui est très mal déterminée puisqu'elle variait, selon les provinces, de 380 à 552 grammes ; de plus, la division n'était pas partout la même : à Paris, elle se divisait en 16 onces ; dans l'Ain, elle en valait 18 ; à Lyon, elle n'en valait que 12.

Le marc : Il s'agit d'un poids dont on se servait en France et dans plusieurs états de l'Europe, pour peser diverses sortes de marchandises, et particulièrement l'or et l'argent : c'est principalement dans les hôtels des monnaies et chez les marchands qui ne vendaient que des choses précieuses ou de petit volume que le marc et ses divisions étaient en usage.

L’once : ancien poids qui était d'abord la douzième partie de la livre romaine ; il était restée la douzième partie de la livre de Lyon et du midi de la France ; il était la seizième partie de la livre de Paris (1).

Le denier : Il s'agit d'un terme de monnayage. Il correspond au tiers du gros ou la 24ème partie de l'once et la 192ème du marc. C'est le poids de la pièce de monnaie du même nom.

Le quintal : le quintal est un poids de cent livres (48,95 kg). A ne pas confondre avec le quintal métrique qui correspond à un poids de 100 kilogrammes.

Le millier : le millier est une unité qui représente mille livres (489,5 kg)

Le tonneau : en marine, le tonneau correspondait à un poids de deux mille livres et en volume, un espace de 40 pieds cubes (979 kg)

La corde : mesure de bois à brûler que l'on prenait avec une corde et qui équivaut à peu près à quatre stères. La corde de Paris valait 3,8 stères (25 livres) ; la corde de grand bois 4,4 et la corde de port 4,8.

Le quarteron : unité de poids qui est la quatrième partie d'une livre (122,4 grammes)

(1) Les orfèvres divisaient l'once en vingt esterlins, chaque esterlin en deux mailles, chaque maille en deux félins, et chaque félin en sept grains et un cinquième.

Volume

La pinte est une mesure pour le vin et les liquides, elle vaut 0,92 l à Paris, mais 1,28 l à Bordeaux.

La chopine vaut la moitié d’une pinte.

Le setier vaut 8 pintes.

Le muid vaut 288 pintes à Paris (265 litres), 274 litres en Bourgogne.

La barrique vaut 238 litres à Bordeaux, 225 litres en Languedoc et Gascogne.

Le foudre équivaut à 4 muids.

Le tonneau vaut 864 pintes.

Le système métrique

En 1790, L’assemblée Constituante se prononce, sur proposition de Talleyrand, pour la création d'un système de mesures stable, uniforme et simple. Le système métrique décimal est créé, permettant de convertir plus aisément les unités. Par décret du 18 germinal an III (7 avril 1795), ce système est adopté, les unités des poids et mesures deviennent alors le mètre, le kilogramme et la seconde.

Par arrêté du 13 brumaire an IX (4 novembre 1800), l'emploi de tout autre système est interdit.
Durant la Restauration, le système métrique est aboli en France (1812), avant d’être réintroduit en 1830.

Depuis la loi du 4 juillet 1837, l'emploi d'autres unités dans les actes administratifs officiels est passible d’amendes.

 

La monnaie sous l'ancien régime

La monnaie de compte

En 794 est instituée une monnaie de compte reposant sur le système des douzaines de deniers.  En effet, le denier était l’unité de compte de base.

une livre =  20 sols, un sol = 12 deniers, 1 livre = 240 deniers

Dans les livres de compte ou les actes, la livre est symbolisée par le signe # ; le sol par S, le denier par d

Le terme de livre a été rapidement  complété par un adjectif désignant une provenance régionale. Il existait en effet deux variantes du système « livre, sol, denier » : le tournois et le parisis. Car selon la région, le poids de la livre (unité de mesure des poids) n’était pas la même, la livre « parisis » valait ainsi 1,25 fois la livre « tournois ».

Les deux systèmes ont cohabité pendant longtemps : la livre tournois (provenant de Tours) est devenue la monnaie officielle du domaine royal en 1203, de sorte qu’elle a été en usage dans une majorité de régions, notamment au sud de la Loire. Toutefois la livre parisis (définie à Paris) a continué à être utilisée dans le nord du pays. Les aléas d’extension du domaine royal ont ensuite conduit à donner la préférence au système tournois et, par ordonnance en 1667, Louis XIV impose un système unique, reposant sur la valeur de la livre tournois.

La monnaie de règlement

Concrètement, les monnaies de règlement étaient des espèces monétaires utilisées pour le règlement des transactions (achat de biens et de services).

Les monnaies étrangères circulaient et étaient acceptées en paiement. TEST

Au Moyen Age, la valeur de la monnaie découlait de la quantité de métal précieux qu’elle contenait. L’autorité émettrice fixait la valeur et la quantité de métal que contenait la pièce. L’effigie ou les armoiries du prince émetteur garantissait la qualité de la pièce. Les monnaies médiévales n’avaient pas de valeur faciale indiquée : on désignait donc souvent les pièces par la figurine représentée, d’où des dénominations comme « franc à cheval », « franc à pied », « léopard d’or » par exemple (1).

(1) De même « pile » fait allusion à des colonnes décoratives utilisées jadis sur les pièces alors que l’autre côté comportait la « face » du prince.

Monnaie du 13ème siècle à 1679

Le type monétaire emblématique de ce système était l’écu de Louis IX de France (Saint Louis). Le mot écu provient du bouclier figuré sur la pièce. Avec cette représentation de l’écu de France, symbole de l'unification du royaume en train de se réaliser, cette monnaie devait rester l'étalon de référence jusqu'au XVIIe siècle.

En 1360 apparut un nouveau type monétaire : le franc, destiné à payer la rançon de trois millions d’écus due à l’Angleterre pour rendre « franc » Jean II de France (dit « le Bon »), capturé quelques années auparavant lors de la bataille de Poitiers.

Le premier franc, dit « franc à cheval », fut frappé en or et son cours légal fixé à une livre tournois. Ce franc n’était qu’un nouveau type, une nouvelle déclinaison de l’écu d’or et ne préfigurait en aucune manière la décimalisation du système de compte, qui devait survenir 435 ans plus tard.

À partir de 1640, l'écu désigna une pièce d'argent. Cette appellation survécut à la Révolution : on continua ainsi à parler d'écu à propos de la pièce de 5 francs en argent.

Monnaie de 1640 à 1795 : le système bimetalisme louis d'or  / écu d'argent

Le type monétaire fondateur de ce système est le « louis d’or à la mèche longue » de Louis XIII et l’« écu d’argent aux poinçons » du graveur Jean Warin. La figuration du souverain sur les monnaies remplaça alors le symbole d’unification nationale qu’était l’écu de France ; mais les deux représentations coexistèrent sur de nombreux autres types monétaires postérieurs. Néanmoins, la figuration systématique du souverain sur les espèces symbolisa mieux que tout autre la centralisation du pouvoir entre les mains du monarque absolu (1).

On note enfin durant tout le règne de Louis XIII (1610-1642) la fabrication de nombreux types de monnaies de ½ franc et ¼ franc (et non pas de 1 franc), dont les cours officiels respectifs étaient de 10 sols 8 deniers (porté à 13 sols 6 deniers le 28 juin 1636) et 5 sols 4 deniers.
Le franc était une unité monétaire correspondant à la livre quant à elle unité de compte. Il deviendra lui-même unité de compte sous le règne de Louis XIII.

(1) Les premières figurations du souverain apparurent en fait sous Louis XII, à la fin du XVe siècle, mais elles ne furent pas systématisées).

Le système monétaire après la révolution

Le système monétaire « livre sol deniers »  prend fin en France peu de temps après la Révolution.

En vue d’uniformiser tous les systèmes des poids et mesures, le nouveau gouvernement décrète que les pièces seront désormais des francs, qu’un franc sera subdivisé en 10 décimes, et 1 décime en 10 centimes (décrets du 18 germinal et 28 thermidor de l’an 3).
L’année suivante, une loi instaure une correspondance entre l’ancien et le nouveau système. Les nouvelles « pièces républicaines de 5 francs seront reçues pour 5 livres 1 sol et 3 deniers. » (loi du 25 germinal de l’an 4).

Enfin, au cours de l’an 7, une loi impose que les comptes seront faits en francs à partir du 1er vendémiaire suivant (loi qui fixe les règles de comptabilité conformément au nouveau système des poids et mesures du 17 floréal de l’an 7).

Toutefois, cette transition monétaire ne se réalise pas du jour au lendemain et il faudra attendre une dizaine d’années pour que le franc supplante définitivement la livre.

  • La livre : la livre en tant pièce de monnaie n’existait pas.
  • Le terme livre correspondait à une unité de poids, mais celle utilisée pour la fabrication des monnaies avait une valeur particulière dite livre de poids de marc (489,5g pour celle de Paris).
  • Pour fabriquer une monnaie, on utilisait une masse d’alliage pesant un marc, qui correspondait à une demi-livre (poids) ; le marc tournois pesait ainsi 244,75 grammes, le marc parisis 195,80 grammes. Ce marc était façonné en une bande plate dans laquelle étaient taillés un certain nombre de flans, pressés ensuite pour en faire des pièces. Lorsqu’on parlait d’une pièce taillée au 1/32 de marc, cela signifiait que l’on faisait 32 pièces dans un marc d’alliage ou de métal. Emettre une monnaie comportant le même poids en métal pur qu’un marc d’alliage conduisait naturellement à la nommer un marc.
  • L’obole : terme qui signifiait la moitié d’un denier (2 oboles = 1 denier). Lorsqu’un rôle de taille précisait qu’une personne avait versé l’obole pour cet impôt, cela signifiait qu’elle n’avait vraiment pas donné grand chose, vu sa pauvreté.

 

Bibliographie

E. Peris, Tableaux de la conversion des mesures nouvelles en anciennes et des anciennes en nouvelles pour les communes du département des Basses-Pyrénées, Pau, Véronèse, 1819.
[ADPA BIB  U 953.2]

Instruction sur les nouvelles mesures, publiée par ordre du ministre de l'Intérieur. Réimprimé par ordre du général Serviez, préfet des Basses-Pyrénées, Pau, imprimerie de G. Sisos et J. Tonnet, an IX [1800/1801] Contient des "Tables de comparaison entre les mesures anciennes et celles qui les remplacent dans le nouveau système métrique...".
[ADPA, BIB U 952]